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 Ece Icarius

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Feuille de Personnage
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Ece Icarius Barref1042/100Ece Icarius Jaugeb10  (42/100)
Mental:
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MessageSujet: Ece Icarius   Ece Icarius I_icon_minitimeMer 20 Fév - 20:34

Mon Personnage
Informations
Nom - Icarius.
Prénom - Ece "S".
Surnom(s) - Shadow ou Shade sont de ses anciens pseudonymes pour se dissimuler. Nombreux l'appelle par son nom de famille ou par son numéro de prisonnier DrLuX–901–EI ou d'autres encore l'appellent Lux.
Âge - 23 ans.
Sexe - Féminin.
Espèce - Dragonne de Lumière.
Groupe - L'empire de Braserio, prisonnière du camp Céris.
Lieu de résidence - Elle vit dans les dortoirs protégés des bâtiments du camps.
Métier - Ancienne voleuse recyclée en espionne.
Signe(s) distinctif(s) - Plusieurs tatouages sur son corps en forme de papillons et de flammes tribales ainsi que l'égide du camps et son numéro sur son épaule. Elle porte un assortiment de bijoux qui rappellent fortement les chaines des prisonniers.
Famille - Ene "N" Icarius (Mère)
Garrow Icarius (Père)
Ele "L" Icarius (Sœur)
Derrière l'écran
Bonjour, bonsoir à tous. Je suis Aryn Eldor, mais appelez-moi juste Aryn ou Papy, je me reconnaitrais. Et surtout, pas de Monsieur Eldor, j'ai beau être vieux, faut pas déconner.

Autrement j'ai 24 ans au moment où j'écris ses lignes. Je travaille donc ne vous attendez pas trop à me voir en journée en semaine. Je serais plutôt là le soir pour RP et discutez avec vous. Et oui, je suis administrateur de ce forum. Je ne fais pas grand-chose parce que je suis un incompétent, mais j'ai des idées et des avis sur tout ce qui peut aider et surtout je suis plutôt bon écrivain pour les missions, les événements et les intrigues.

Sur ce, je vous laisse finir de lire la fiche de mon deuxième personnage mais ce n'est pas finis, d'autres encore vous attendent. Des personnages que vous connaissez peut-être comme des nouveaux viendront les uns après les autres. Bon jeu à tous ceux qui passeront par là !


Pouvoirs

Souffle Arcanique - Aether (lumière), Nether (peur)
Domaines de compétences - Magie de lumière, Magie de peur, Vampirisme.
Sorts -
Transparence
Attaques de mêlée de lumière
Orbe de peur
Attaques de mêlée de peur.
Jauges - Ece est passée maître dans la course et l'escalade, mais sait se faire très discrète et passée inaperçue quand il le faut. Elle est donc très forte physiquement. Sa magie, naturellement puissante chez elle, lui permet d'utiliser des sorts d'un certain niveau, néanmoins, le manque de pratique ne lui permet pas de faire des exploits. Enfin, Ece est muette et touchée de phobie sociale.
Inventaire - Aucun.

Physique et Mental
Face au miroir de la prison, je me permets d’observer le nouveau corps que me forgeait le commandant. Mon nouveau maitre. Me voici donc, Ece Icarius, petite voleuse de grands chemins transformée en robuste créature de la nuit. Oui je suis une vampire. Encore relativement jeune, je n’ai que vingt-trois ans et seulement un an que je suis contaminée. Et quelques mois seulement que je suis enfermée au camps Céris. Une jeune dragonne aussi blanche et pure, on pourrait se demander comment j’ai fait pour en arriver là. Mais même sur mon corps naturellement entièrement blanc, on peut trouver la réponse. Je suis tâchée aux extrémités de mon corps. Ô pas de saleté contrairement à ce dont j’ai toujours cru. Mais bien des tâches de corruptions. Le bout de ma queue, de mes pattes, de mes bras et de mes ailes est donc plus sombre. Le Nether et le vampirisme ont doucement raison de mon corps qui s’assombrit très lentement et le transforme en une sorte de monstre. Mais c’est ce que je suis désormais, un monstre enchainé. Je pose une patte sur le miroir et avance ma tête pour contempler mon visage fin au museau court. Le tatouage sur mon front est magnifique. Il représente un papillon au style tribal s’échappant de flamme qui entourent mes yeux. Le tout dans une encre rouge sombre. Il est vraiment, vraiment magnifique. Mais c’est cette petite beauté qui me retient prisonnière. L’enchantement de se tatouage, le faisant devenir d’un rouge sanguin, permet de me localiser où que je sois. Mes yeux, anciennement bleus devenus rougeâtres s’accordent avec ce merveilleux tatouage. Au sommet de mon crâne se trouve alors une paire de corne et deux longues oreilles pointues. Derrière ma tête se trouve une crinière de plume qui descend jusqu’en haut de mon dos. Celle-ci reprend alors à la base de ma queue et s’étend jusqu’au bout qui se termine par un plumeau. Mais revenons sur mon corps. Je suis maigrichonne, encore… Mais cette maigreur met en avant ma puissante musculature dû aux différents entrainements que me fait subir mon commandant. Mais les parties les plus impressionnantes sont les bras de mes ailes. Plus large même que mes cuisses au point le plus fin et l’onglet ayant muté en quatre serres articulées, je possède de véritables bras sur mes ailes. D’où provient cette mutation, me demanderez-vous ? Des cristaux intégrés dans mes os creux après l'opération des chamans Atlawas qui se sont chargés de Nether à cause de mon pouvoir de Peur. Leur solidité soignant d'un côté les os de verre de mes ailes. Mais d'un autre gonflant les muscles et modifiant la forme de mes bras. Et le tout douloureusement, du moins quand je les utilise. Je bouge mes griffes et observent celles-ci, courtes, abîmées, émoussées, mais solides et pointues. Elles percent la roche tel des piolets et m’aident à escalader même les parois les plus abruptes. J’étire alors mes ailes de plumes, qui ressemble moins à des ailes qu’à de gros tas complétement anarchiques, et dévoile ainsi mon corps marqué de nombreuses cicatrices. Entre les courses dans les ronces, les erreurs d’escalades, les bêtises de ma jeunesse et les récentes blessures physiques dû à mon emprisonnement, je suis recouverte de marque. Mais dans la bonne grâce du Commandant Oranaï, je porte toujours les bracelets que m’ont offert mes parents. Ils ressemblent à ceux que portent les prisonniers, mais sont plus confortables et incrustés de grenats. Ce qui me donne vraiment l’air d’un monstre enchainé.

Enfin, la Peur qui m’habite m’a lentement corrompue aux fils des années. Mais je me suis toujours battue férocement contre le Nether. Mon esprit n’est pas intact, mais il est tout de même bien préservé pour une manieuse de l’élément possédant le plus gros potentiel de corruption. Je dois avouer que je suis devenue plus agressive, plus rebelle, et mon avarice s'est renforcée. Heureusement, je pense que le peu de Lumière qui réside dans mon cœur me permet de me préserver. Malgré cela, mon corps en pâtit. La corruption gagne du terrain jour après jour sans que je ne puisse rien y faire… Je m’éloigne de mon miroir et me tourne vers mon lit de prisonnier pour m’y allonger. Je n’ai jamais été très sociale, et perdre la parole n’a rien arrangé. Mais je ne suis pas une méchante voleuse comme certains se l’imagine. Je ne suis même pas gentille. Mes amis m’ont toujours dit que j’étais trop gentille. J’ai reçu une très bonne éducation, et je ne souhaite le malheur de personne même de ceux qui me pourchassent, après tout, je ne peux leur en vouloir de poursuivre une voleuse… Probablement que j’aurais agis de la même manière si j’avais reçu une enfance normale. Et je n’ai jamais volé de grandes quantités de gemmes, juste assez pour vivre moi et ma famille ainsi que payer les études de ma petite sœur. Et je m’arrangeais pour que les gros riches que je dérobais ne se retrouve jamais en manque. Malgré toute la haine qu’ils éprouvaient à mon égard, je n’ai jamais pu leur dérober plus que ce dont j’avais besoin, et croyez-moi, je n’ai jamais volé beaucoup à une seule et même personne en un court laps de temps. Toujours assez pour les faire râler et les mettre hors d’eux, mais jamais assez pour les faire se demander s’ils allaient pouvoir manger les jours suivant. Enfin… Inutile de me justifier. C’est trop tard à présent. Mon premier geôlier n’avait pas laissé mes crimes impunis, mais il m’avait compris et m’avait laissé en paix. Contrairement aux suivants qui tour à tour m’ont utilisée pour voler, pour espionner, pour informer, pour désinformer, pour dérober, pour récupérer… Sans jamais pouvoir dire non. Le poids de mes crimes pesant lourd au-dessus de ma tête et menaçant de me faire tuer, mais ils pesaient aussi sur ma famille. Et ils se sont servis de ça contre moi. Alors que je voulais arrêter de voler lorsque ma famille vivait mieux, j’ai été contrainte de continuer sur la voix du crime. J’aurais aimé arrêter et me concentrer sur mes danses qui semble tant plaire dans les tavernes. Mais non, je suis contrainte d’utiliser mes compétences aujourd’hui. Enfin, triste vie… Au moins, je ne suis plus aussi dépressive que fut un temps. Malgré mon statut de prisonnière, mes entrainements obligatoires à l’aube et le couvre-feu, on me tient occupée et donc je n’ai pas trop le temps de me lamenter sur moi et sur mon sort. Je ne réfléchis pas trop. Et l’on me nourrit sans que je n’aie d’astuce à trouver. Ce n’est pas si mal. Même si je ne vois plus Elena, je pense que je ne m’en sors pas trop mal pour une voleuse aussi réputée que j’ai pu l’être. Même si mon histoire est devenue une légende depuis la rumeur de ma mise à mort.

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MessageSujet: Re: Ece Icarius   Ece Icarius I_icon_minitimeMer 20 Fév - 20:36

Histoire

"Je suis née d’un couple de dragon d’un âge déjà bien avancé. Quand j’ai éclos, ma mère avait déjà plus de deux cents ans, et mon père deux cent vingt. Ils étaient fermiers depuis le début de la guerre contre Malefor et n’ont jamais souhaité prendre part au conflit, se reculant de plus en plus dans les terres oubliées pour y échapper. Jusqu’à ce retrouvé trop éloignée de la civilisation lorsque je suis arrivé. Je suis un accident, pur et simple, mes parents ne voulaient pas d’enfant et n’avait pas les moyens pour s’en occuper d’un. Cela ne les a pas empêchés de m’aimer et de m’élever du mieux qu’ils pouvaient, mais malheureusement, eux même n’étant que très peu cultivé, je n’ai reçu aucune instruction particulière. Je ne savais ni lire, ni écrire, ni voler… L’économie nous plongea dans une profonde pauvreté et nos maigres revenus ne suffisaient pas pour que j’aille à l’école. Heureusement que nous avions nos champs pour nous nourrir, sinon nous serions morts de faim. Malgré cela, j’eu une enfance heureuse, mais seule. Je n’avais pas d’amis, et les marchés où nous allions vendre nos surplus avec mes parents n’étaient pas le lieu de prédilection des jeunes de mon âge. Je ne vivais qu’avec des adultes. Mes parents prirent alors sur eux, et m’offrirent une petite sœur. Son œuf blanc éclos alors que j’avais quatre ans et en laissa sortir une petite dragonne de lumière comme moi. Elle était adorable, pleine de vie et ne se souciait pas des problèmes d’argents. Elle était heureuse ainsi. Moi en revanche, c’est à ce moment-là que je me suis rendu compte à combien les choses n’allaient pas. Les autres dragons utilisaient la magie, ils savaient voler… Malgré mes parents qui n’arrêtaient pas de me dire que tout allait bien, je commençais à paniquer. J’écoutais les conversations de mes parents. Nos revenus étaient de plus en plus faibles.

Les semaines qui suivirent, je ne restais pas à nôtre stand avec mes parents. J’avais bien vu où les autres marchands cachaient leurs gemmes à la mi-journée. Je me suis mise à voler. Pas beaucoup. Deux gemmes par marchands, en choisissant ceux qui me semblaient les plus riches. Pendant les mois qui suivirent nous vécurent bien mieux et mes parents ne se doutaient de rien. Un soir, alors que j’écoutais aux portes comme à mon habitude, ils discutèrent de mettre ma petite sœur à l’école, désormais ils pouvaient se le permettre. Pour moi, ils dirent que c’était trop tard, j’avais déjà huit ans, j’étais bien trop en retard. J’étais vraiment vexée sur le coup, mais je me persuadai bien vite que de toute façon je n’étais qu’une sale voleuse, les cours n’étaient pas faits pour moi. Ma sœur âgée de quatre ans, partit à l’école l’année qui suivie. Tous mes vols avaient suffi pour payer sa première année. Elle avait juste un an de retard sur les autres, et rattrapa très vite le niveau. Rapidement elle finit dans les premiers de la classe. J’étais si heureuse pour elle. Elle n’arrêtait pas de me parler de ce qu’elle faisait et des amies qu’elle c’était fait. Mes parents avaient d’ailleurs insisté pour qu’elle essaye de m’apprendre des choses mais je ne supportais pas de rester assise derrière une table, je préférais aller aider dans le jardin, et me changer les idées. Je continuais toujours mes larcins. Grâce à cela nous pûmes acheter de nouveaux arbres fruitiers, de nouveaux légumes ainsi que de nouveaux outils. Maintenant que la vie était un peu plus facile, mon père commença à m’emmener chasser avec lui. J’adorais courir après les biches et les lapins, mais quand venait le moment de les tuer je préférais laisser faire mon père. J’aimais bien les manger, mais les tuer non. Il aurait fallu que je puisse les manger sans les tuer. Une fois j’essayai. Le petit lapin souffrit le martyr pendant des heures. Quand je le ramenai à mon père, il me gronda comme il l’avait rarement fait. On ne devait jamais faire souffrir quelqu’un, jamais. Que ce soit un animal, une personne… Même quelqu’un que l’on n’aimait pas. On ne fait pas souffrir les autres, sous aucune condition. J’avais compris la leçon, mais quelques jours plus tard, après une course poursuite avec un lapin, je suis tombé sur un sanglier qui s’en prit à moi. Il me chargea plusieurs fois jusqu’à me briser les côtes, et continua alors que je n’étais même plus capable de marcher. J’avais mal, j’hurlais à plein poumon. Mon père arriva alors, il repoussa la bête après lui avoir mis plusieurs coups de crânes et de griffes et celui-ci s’enfuit avec ses marcassins. Il me rapporta alors très vite à la maison, et en constatant les dégâts m’emmena immédiatement à la cité la plus proche. Des guérisseurs s’occupèrent de moi. Ils mirent une semaine pour me guérir complètement. Mon père était resté avec moi, un soir lors d’une conversation, je lui dis que j’avais compris pourquoi il ne fallait pas faire souffrir les autres. En effet, désormais j’avais développé une forte peur de la douleur. Ne voulant pas la ressentir, je faisais tout pour ne pas l’affliger aux autres. Désormais je préférais tuer les lapins moi-même dès que je les attrapais, plutôt que de les trainer jusqu’à mon père pour que lui le fasse.

La vie reprit un cours normal, mais malheureusement, je ne connaissais que la douleur physique, jamais je ne me serais douter qu’il y en avait une pire encore. Alors que j’étais en train de voler tranquillement dans une bourse, le marchand me tomba dessus. Avant même qu’il n’ait pu poser une patte sur moi, je m’enfuis en courant en emportant avec moi les deux gemmes que j’avais prise. Je ne prenais jamais beaucoup à une personne, j’en prenais un tout petit peu à tout le monde, pour que ça ne se remarque pas. Mais désormais j’étais grillée. Je retournai jusqu’à mes parents et me cacha derrière eux. L’autre dragon me lançait des insultes et hurlait pour que je lui rende ses gemmes. Mon père essaya de le calmer, et me demanda de les lui rendre. J’étais effrayée, je ne refusais pas, mais je ne bougeais pas. Mais repenser aux études de ma petite sœur me mit en colère. Je hurlai que non. Je ne voulais pas les rendre, on en avait besoin, plus que ce gros tas de graisse qui devait s’empiffrer tous les jours. Je pris alors la première gifle de mon père. Un coup sec, fulgurant, je fondis en larme en lâchant les pierres. Il les redonna à son propriétaire et revint me voir, mais je ne lui laissai rien le temps de me dire, je déguerpis à toutes pattes sans savoir où j’allais. Je l’entendis m’appeler derrière moi avec ma mère. Il me suivit à travers les rues de la ville mais s’arrêta après la porte principale. J’avais réussi à le semer. Je continuai de courir jusqu’à ce que la ville ne soit plus qu’un point à l’horizon. Puis je me couchai sur un rocher en pleurant d’avantage. Je repensais à tout ce qu’il venait de se passer. J’étais tellement triste. Mon père m’avait frappé et ma sœur allait devoir arrêter ses études… Je restai ici à ressasser ses événements, essayant de digérer et de m’imaginer la réaction de mes parents quand je rentrerais. Je pouvais fuir, mais du haut de mes douze ans je n’allais pas aller bien loin. Et puis ils avaient besoin de moi, ils m’aimaient. Une pensé douloureuse m’assaillit alors, m’aimaient-ils vraiment encore ? Je retournai jusqu’à la ville. Les gardes avaient fermé les portes. Je m’allongeai alors contre le mur, et je m’endormis là. Je fus réveillé très tôt le matin par les rayons du soleil et j’entrai dans la ville dès qu’ils ouvrirent les portes. Je retrouvai mes parents sur la place du marché, ils m’attendaient. Je les rejoignis sans attendre, et sauta dans leurs pattes. Ils me serrèrent fort, me câlinant. Cela dura longtemps. Mais comme je m’y attendais, quand mon père me lâcha, immédiatement il me disputa. Je ne devais jamais m’enfuir ainsi, ils ont eu peur pour moi. Je ne devais pas faire peur aux autres, jamais. Il passa sous silence le problème du vol, mais je sentais qu’il voulait en reparler. Ce n’était pas fini… J’avais raison, à peine rentré chez nous, mon père me puni dans le salon et me posa mille questions à propos de mes voles. ‘‘Depuis combien de temps ?’’, ‘‘Combien volais-tu ?’’, ‘‘A qui ?’’… Terrifiée à l’idée de me prendre une nouvelle gifle, je lui disais la vérité. ‘‘Depuis cinq ans.’’, ‘‘Deux gemmes, par marchand’’, ‘‘Aux marchands les plus riches.’’ Il continua son interrogatoire pendant des heures. Il me reprochait tout ce que j’avais fait, me disant que c’était mal, que cet argent ne nous appartenait pas, que c’était un crime. Une once de rébellion se mélangea alors au peu d’estime que j’avais de moi-même. Je relevai la tête, respira profondément et me mit à crier. Je savais que c’est mal, mais grâce à moi on vivait mieux. Ma sœur avait pu aller à l’école, on avait plus d’outils, plus d’arbres, plus de légumes, et les gros tas à qui j’avais volé n’étaient pas moins gros qu’avant, ils ne manquaient de rien ! Quand j’eu fini, je fermai les yeux. Je me pris une nouvelle gifle, mais juste après il me prit dans ses pattes. Il me consola et me dit qu’il ne voulait pas que je continue à voler, avant de finir par me dire qu’il m’aimait. Mais pour la première fois de ma vie, je doutai de ses propos, car juste avant, il avait dit : ‘‘Je déteste les criminels.’’ Il m’expliqua que ça lui faisait mal que je sois devenue une voleuse. Une douleur psychologique dont il avait du mal à se débarrasser, il n’arrêtait pas de me surveiller. Il m’avait même menacé de me tenir en laisse s’il le fallait.

Nos conditions de vie s’écroulèrent pour devenir aussi ridicule qu’auparavant. Ils essayaient d’économiser pour que ma sœur continue ses études. De cette manière, elle pouvait y rester pendant encore quelques années. On ne comptait alors plus que sur la récolte et la chasse pour nous nourrir. J’étais resté obéissante, et je travaillais du mieux que je pouvais. Mais j’étais devenue froide, distante. Je ne parlais plus beaucoup, même à ma sœur. J’étais triste. J’avais blessé ma famille. Je ne me sentais plus chez moi. Mais si je m’interdisais de voler, en revanche, je continuais d’écouter aux portes. Après quatre ans. Nos économies arrivèrent en bout de course. Ma sœur allait devoir arrêter ses études. Sans même hésiter, je repris mes larcins, la nuit, j’allais dans les grandes maisons de ses enflures de riches et leur prenait tout ce que je pouvais sans exagérer. Plusieurs fois je me fis poursuivre par les gardes et les propriétaires pour ses misérables gemmes dont ils n’avaient pas besoin. Heureusement la nuit semblait être mon allier. J’arrivais à passer inaperçu la plupart de temps, et quand j’étais repérée, il ne me fallait jamais longtemps pour disparaitre. Quand je rentrais je déposais mon butin dans leurs bourses. Je n’avais pourtant pas l’impression que les choses s’amélioraient. Mes parents ne parlaient toujours pas de remettre ma sœur à l’école. Ils n’avaient même pas l’aire de remarquer que nos économies augmentaient. Jusqu’au jour fatidique où, en rentrant chez moi, mon père m’y attendait, réveillé. Il alluma brusquement la lumière alors que j’entrais discrètement. Ma mère et ma sœur devait dormir. Sans rien dire, il s’avança vers moi alors que je me faisais toute petite. Il m’arracha la bourse des dents et la lança plus loin. Il m’attrapa ensuite par le cou et m’entraina dehors. Je sentais qu’il se retenait pour ne pas me blesser, mais il serait fort ma nuque entre ses mâchoires. On s’éloigna beaucoup de la maison avant qu’il ne me lâche. Il me plaqua au sol. Je ne bougeais pas. Je sentais ses griffes sur mes écailles, j’avais tellement peur qu’il me fasse mal. Je fermais les yeux en espérant qu’il ne me fasse rien. Il m’hurla dessus, me traitant de voleuse, de menteuse aussi. Que je n’avais aucun honneur, aucun scrupule à trahir mes parents. Je pleurais, je ne pensais pas en être arrivé là. J’étais toujours persuadé de les avoir aidés. Lorsqu’il eut fini, il me mit un gros collier en fer autour du cou, relié à une chaine. Il s’excusa puis le verrouilla. Il avait acheté ça avec les gemmes que j’avais continué de voler. Je venais de perdre ma liberté, et ma volonté se dissipa. Désobéir entrainait des conséquences douloureuses. Je l’avais bien compris. Je ne voulais plus enfreindre leurs règles désormais.

Ma santé mentale commença à se dégrader à partir de ce moment-là. Je me transformais en soumise, en esclave. Je faisais toujours ce que l’on me demandait, sans broncher et je ne m’arrêtais que si on me disait que je le pouvais. Mes parents s’inquiétèrent rapidement. Pensant avoir pris des mesures trop radicales. Je leurs disais que j’allais bien. Cette soumission avait des avantages, je n’avais plus besoin de réfléchir, je n’avais plus à m’inquiéter de rien, on réfléchissait pour moi. Je ne pouvais plus aller en ville avec eux. Il y avait une prime sur ma tête. On me voulait vivante pour la somme exorbitante de dix milles gemmes. Je m’en moquais, j’avais réussi à faire gagner deux ans à ma sœur. Elle était devenue très forte, et dans presque tous les domaines. Elle était très forte en magie, en science, mais aussi en technologie et en biologie. Il n’y avait que les arts et l’économie qui lui posait des problèmes. Elle s’en sortait mais n’excellait pas dans ses deux domaines. Elle était rentrée très heureuse avec tous les papiers pour se réinscrire. L’année qui devait suivre, elle aurait l’honneur de choisir ses éléments, et enfin se spécialiser dans la magie. Mais quand elle apprit qu’elle ne pouvait plus y retourner, elle fondit en larme. Hurlant qu’elle voulait y retourner, elle devait y retourner. Sa vie était là-bas désormais. Quand elle se tourna vers moi, je ne pus que baisser les yeux. Elle explosa de colère, et s’enfuit comme je l’avais fait, pour faire le point. Elle rentra en pleine nuit et vint immédiatement me voir. Elle pleurait toujours, elle voulait y retourner. Elle était heureuse là-bas. C’est à ce moment-là, que je compris à quoi allait pouvoir servir ma prime. Dix milles gemmes, c’étaient suffisamment pour qu’elle finisse ses études. Et maintenant que j’avais dix-huit ans, mon père n’était plus responsable de moi. Je lui demandai plusieurs fois si elle était sûre que c’était ce qu’elle voulait sans jamais lui indiquer mes intentions. ‘‘Oui, je veux retourner à l’école, je veux apprendre.’’ Je lui demandai d’aller chercher la scie à métaux de nôtre père et je découpai la chaine qui me retenait prisonnière ici, et après avoir couché ma sœur, je me mis en route. Je ne devais pas me livrer simplement, je devais leur faire croire que c’était mon père qui m’avait attrapé. Lorsque je fus arrivée, je me cachai pour passer la nuit ici. Tout se passa exactement comme prévus le lendemain, à peine j’eus sorti le bout de mon museau que tous les gardes me foncèrent dessus. Je du courir plus longtemps que d’habitude, je restais près de l’entrée de la ville, et dès que mon père arriva, je sautai à ses pattes et lui fit prendre le bout de chaine qu’il me restait. Les gardes nous encerclèrent alors. Je lui tandis alors l’affiche, en lui soufflant ses quelques mots : ‘‘Pour ma sœur.’’ Il comprit immédiatement ce que je comptais faire. Il lui fallut quelques minutes pour comprendre qu’il n’avait pas le choix. Dans tous les cas, j’allais être arrêtée maintenant. Il valait mieux qu’il empoche la prime. Il ne voulait pas faire ça, mais j’insistai jusqu’à ce qu’il accepte. Il s’adressa alors aux gardes et dit qu’il me livrerait. Lorsqu’ils s’approchèrent, mon père refusa de me lâcher. Il voulait la prime avant. Nous partîmes donc vers la prison où l’on lui donna la bourse de dix mille gemmes. Après avoir rapidement vérifié le contenu, il me lâcha. La chaine tomba entre les pattes de mon geôlier et je fus emmener au fond d’une cellule.

Avec mes dix-huit ans, j’étais la plus jeune criminelle entre ses murs. Je fus juger pour mes crimes quelques jours plus tard et ma sentence tomba à dix ans de prison. N’étant pas en mesure de payer l’amende et de restituer l’argent, j’allais en plus devoir faire des travaux d’intérêts généraux. En sortant du tribunal, ma famille attendait dehors. Ma petite sœur vint me sauter dans les pattes malgré les gardes. Elle pleurait. Elle me dit qu’elle aurait préféré ne jamais retourner à l’école plutôt que de me voir prisonnière. Je lui expliquai alors que j’étais punie pour mes crimes, et que j’avais juste fait en sorte que les gemmes leur reviennent. Les dragons chargés de me ramener à la prison nous laissèrent quelques minutes. Elle avait seulement quatorze ans, me voir ainsi alors que c’était pour l’aider a dû la traumatiser. Je la suppliai de ne pas devenir comme moi. De toujours rester honnête et juste. Et surtout de ne pas changer. Il fallait qu’elle reste comme elle a toujours été. Jeune et insouciante. Quand nous pensions avoir fini, nous nous séparâmes, mais dès que je me remis en route, je l’entendis pleurer et hurler derrière moi. On venait de lui enlever sa sœur… Non, j’étais partie de mon plein gré. Ma petite Ele… Elle m’écrivait tous les jours, de longues lettres où elle me disait à combien je lui manquais, et où elle me racontait ses journées, ce qu’elle faisait. Mon geôlier avait la gentillesse de me les lire et il me laissait lui dicter une réponse une fois par semaine. Je demandai à ma sœur faire de même pour ne pas trop l’ennuyer. J’avais malheureusement toujours moins de chose à lui dire qu’elle. Je voulais éviter de lui parler des petits travaux que l’on m’imposait pour payer mon amende. Je devais souvent nettoyer les rues ou ramasser les poubelles des gens. Subissant les moqueries des plus jeunes et parfois des dragons de mon âge. Je faisais tout mon possible pour ne rien laisser paraitre, mais leurs rires me faisaient mal. Le soir j’en pleurais dans ma cellule. Je n’étais rien, rien qu’une prisonnière. Je continuai de subir sans jamais rien dire. Jusqu’à commencer à croire à leur remarque. Je n’avais plus aucune valeur à mes yeux. Ils avaient raisons. Je ne savais pas lire, pas écrire, je parlais le jargon de mes parents. Je me tenais mal. Je n’avais pas une très bonne éducation. Je ne savais pas utiliser la magie. Je ne savais pas voler. Je ne savais pas utiliser les deux foutues ailes que j’avais dans le dos ! Je me sentais faible. Si faible. Je n’arrivais plus à en vouloir à personne, j’étais la seule responsable de ce que j’étais devenue. Je m’en voulais. Je m’insultais, je m’hurlais de me bouger et d’essayer de faire quelque chose. Mais rien, je n’arrivais à rien. Même en me forçant. Plusieurs médecins vinrent me voir dans la prison au vu de ma santé mentale qui se dégradait. Ils faisaient des tests sur mon potentiels magique et vérifiait les muscles de mes ailes. Ils me disaient que j’étais capable de voler, autant que d’utiliser la magie. Qu’il fallait juste que je l’apprenne. Mais je n’en croyais rien. Il disait ça pour me rassurer. C’était des menteurs, comme moi, comme tout le monde ! Ils arrivaient toujours à me mettre en colère à la fin des rendez-vous. Non pas que cela les amusait. Mais ils voulaient absolument me faire croire que je n’étais pas qu’une larve au fond d’une cellule et ça je ne le supportais pas. D’autres médecins vinrent me voir, et je fus considéré comme une folle. Ils voulaient me changer de ville et de prison. Pensant que cela m’aiderait à aller mieux.

Le jour venue, je prévins ma sœur que j’étais emmené dans une autre ville. Elle vint me voir avec mes parents, et ils furent vraiment troublés par mon état. Je n’étais pas malade, ni mourante. J’étais ce qu’ils appelaient déprimée… Je ne portais plus mes ailes, je les laissais trainer par terre. De toute façon, elles ne servaient à rien. On porte ses ailes quand on est fier de celle-ci, et quand on sait s’en servir. Moi elles sont moches à cause de la saleté qui s’est collée sur les plumes au fil du temps, et elles sont incapables de me porter dans les airs. Je traine la queue, et j’ai la tête tellement penchée que je vois tout juste où je marche. Je ne regarde pas les gens, je ne les écoute pas non plus. Je ne la relève que pour voir où je suis ou quand quelque chose m’intrigue. Ma sœur courut dans mes pattes. La vache, qu’est-ce qu’elle était grande. J’avais complètement perdu la notion du temps en prison. Mais déjà une année s’étaient écoulées. Elle était presque aussi grande que moi. J’avais dix-neuf ans et elle en avait quinze. J’étais heureuse de la revoir. Elle me parlait pendant que mon père s’énervait contre mon geôlier pour savoir ce qu’il m’avait fait. ‘‘Il ne m’a rien fait, papa.’’ Dis-je alors de ma toute petite voie. C’était vrai, il ne m’avait rien fait, il avait toujours été gentil avec moi. Il me lisait les lettres de ma sœur, il écrivait celles que je lui dictais. Il me surveillait sans me brusquer, il ne tirait pas sur la chaine… Mon père se calma rapidement en voyant mon attitude. Je ne voulais pas qu’on se batte pour moi. Nous échangeâmes quelques mots, puis je dus me mettre en route. Je partis sans même me retourner malgré les cris de ma sœur et les pleures de mes parents. J’avais tout fait pour eux, au point de finir ainsi. Au moins j’avais servi à quelque chose… Maintenant ils avaient assez de gemmes pour vivre tranquillement. Sur la route, mon état se dégrada. En plus de déprimée, je commençais à avoir de la peine qu’autant de gens se donne du mal pour s’occuper de moi alors que je ne le méritais pas. Ils avaient mieux à faire que de me trainer dans une autre ville en sachant que je n’irais certainement pas mieux. Je continuerais de dépérir, de souffrir de mon incompétence, et de se monde immense où je ne trouverais jamais ma place. Je décidai donc de m’enfuir, j’en avais assez d’obliger ses gens à me supporter. Sur le chemin, nous passâmes prêt d’un ravin. Je mettais montrée bien docile depuis le début du voyage. Ils me laissaient un peu plus de liberté. Mais dès que la route fut au bord de celui-ci, je rassemblai toutes mes forces et tout mon courage. Je leur arrachai la chaine des pattes. Je pris mon élan et je sautai. Ils n’eurent le temps de me rattraper, tellement surpris par mon acte. Je me laissai tomber jusqu’au fond du gouffre. Le choc fut bref. La douleur apparut aussi vite qu’elle disparut. J’étais tombé sur le dos. Ma tête avait heurté violemment le sol. Les ténèbres s’emparèrent de moi. Je pensais que c’était fini. J’espérais que c’était fini...

Je me réveillais un jour. Lentement je retrouvais mes esprits. J’étais dans une grande pièce avec de nombreuses fioles et cristaux de mana. Ils avaient dû me soigner. Je n’avais mal nulle part, je me sentais juste incroyablement faible. Deux dragons arrivèrent alors dans la pièce. Ils me saluèrent brièvement. J’ouvris la bouche pour leur répondre, mais aucun son n’en sortit. Je réessayai. Plusieurs fois. Je commençais à paniquer. Je n’arrivais pas à comprendre. Ils me calmèrent rapidement. Et tentèrent de m’expliquer. Je ne pouvais plus parler. De la même manière, mon cou c’est brisé, et ils ont pu tout réparer, mais pas les cordes vocales. Mais ce n’était pas tout. Mes ailes… Elles avaient été gravement blessées, et le squelette c’était complètement fragilisé. Le moindre gros effort dessus pouvait les casser à nouveau. J’avais du mal à comprendre où ils venaient en venir. Je me forçai à faire une drôle de tête pour leur indiquer que je n’avais pas compris. ‘‘Vous ne pourrez plus jamais voler.’’ Cette nouvelle me frappa comme un coup de poignard. Je n’aurais jamais volé de ma vie, et je ne pourrais déjà plus jamais. Je digérai difficilement la nouvelle lorsqu’ils ouvrirent les portes, ma sœur apparut alors, et me sauta dessus en me serrant fort dans ses pattes. Les médecins la firent rapidement reculer, lui expliquant que j’étais encore trop faible. Je la serrais fort moi aussi. Elle me disait plein de mot d’amour, des excuses, des remerciements… Et je voulais lui répondre, je voulais lui dire à combien je l’aimais et à combien j’étais désolé d’avoir fait ça. Mais rien ne sortait. Juste de l’air. C’était insupportable ! Les médecins durent m’injecter un sédatif pour me calmer. Je n’arrivais pas à le croire. Je ne pouvais plus rien dire à ma sœur. Quand je me réveillai, elle était encore à mon chevet mais cette fois avec mes parents. Ma mère et mon père pleuraient. Ils me prirent dans leur patte et me serrèrent contre eux. Je me remise à pleurer. C’était horrible de ne rien pouvoir leur dire. Ils me lâchèrent après quelques minutes. Et m’aidèrent à me redresser un minimum. Ils me parlèrent de la maison. De ce qu’ils avaient fait pendant que je dormais. Ils avaient encore agrandi les champs, et avaient acheté du nouveau matériel. Des fermiers les avaient rejoints et ils avaient mis en commun toutes leurs ressources pour transformer nôtre jardin en exploitation agricole. Tout ça grâce à l’argent de ma prime. Désormais, leurs revenus étaient suffisants et ils alimentaient en fruit et en légumes plusieurs villes et villages des Mondes Oubliés. Ils avaient les moyens en plus de payer les études de ma sœur sans en subir les conséquences. J’étais heureux pour eux. Tout c’était arrangé finalement. Ils lui laissèrent alors la parole. Elle se releva et me présenta des livres. Comme je ne pouvais plus parler, elle tenait vraiment à ce que j’apprenne à écrire. Je lui souris et acquiesça d’un signe de tête. Nos parents nous laissèrent, et nous commençâmes immédiatement.

En quelques mois seulement, j’avais appris l’alphabet et commençais à lire ce qu’elle écrivait sans difficulté. J’avais aussi appris à écrire avec les pattes, la queue et la bouche. ‘‘Tu en as besoin.’’ Elle n’arrêtait pas de me dire ça. Je faisais donc des efforts pour montrer mon intérêt, mais sans pouvoir parler c’était vraiment trop difficile. Je n’étais d’abord capable que de dessiner les lettres. Puis vinrent les mots. J’écrivais de mieux en mieux, et de plus en plus vite. Elle m’apprit alors la conjugaison, la grammaire et l’orthographe. Elle me donna des livres à lire et des textes à résumer. Mon cerveau arrivait à assimiler se savoir assez rapidement. Je n’étais pas super douée. Mais je me débrouillais très bien. Jusqu’au jour où je me décidai enfin. Sur une feuille, je lui écrivis la première chose que je voulais dire. ‘‘Je t’aime Ele. Merci pour tout.’’ Ses petits mots réussirent à la faire pleurer. Et nous nous primes à nouveau dans nos pattes. Je fus libéré du temple de guérisons quelques jours plus tard. J’avais eu des exercices de remises en forme pour me remettre sur pattes. En sortant, mes parents m’attendaient. Avec eux, un dragon que je reconnus immédiatement. Mon ancien geôlier. Ils semblaient discuter. Ma sœur partie devant, elle était furieuse, elle lui hurla de dégager. Il prit néanmoins sur lui et attendit que j’arrive. Il s’excusa, et m’annonça qu’il avait fait tomber ma peine. J’étais à nouveau libre. Il ne put attendre ma réponse, ma sœur commençait à le menacer. Je ne pus que lui faire un signe de tête pour qu’il comprenne que j’acceptais ses excuses avant qu’il ne s’en aille. De toute façon, il n’y était pour rien. Il ne m’avait pas poussé. J’avais sauté toute seule. Mes parents m’emmenèrent alors dans un hôtel où ils avaient réservé. Je ne m’y attendais pas du tout. Ils s’étaient arrangés pour que je sorte le jour de mon anniversaire. J’avais vingt ans déjà… Ils m’avaient préparé un excellent repas. Nous mangeâmes tous les quatre dans la joie et la bonne humeur, jusqu’au dessert. Juste avant d’amener le gâteau, mon père se leva et m’apporta un paquet. Je l’ouvris sans attendre. C’était un assortiment de bijoux absolument magnifique. Ils étaient en acier noir et étaient incrustés de gemmes rouges brillantes et gravés de symboles argentés. Je restai néanmoins surprise de la forme. Ils ressemblaient à ceux que l’on m’avait mis en prison. Je compris vite pourquoi il l’avait fait ainsi, et je les mis sans hésiter. Je mis ensuite les bracelets sur mes pattes, ma queue et mes ailes. Je trouvai alors au fond de la boite une petite clé. Ma mère m’expliqua calmement qu’elle craignait que l’on me les vols comme je ne pouvais pas parler. Je pris alors la clé, et je verrouillai chaque partie. Après avoir vérifié qu’ils étaient bien fermés, je la reposai au fond de la boite où il y avait aussi des morceaux supplémentaires pour augmenter la taille lorsque je grandirais. Je les remerciai chaleureusement. Puis nous mangeâmes le gâteau, avant d’aller nous coucher. Le lendemain, nous repartîmes pour nôtre maison. Elle avait en effet bien grandi. En plus des champs plus grands, mon père avait aussi engagé quelques éleveurs et acheté des vaches pour faire du lait et de la viande. Mon père continuait la chasse, ma mère s’occupait des fruits et des légumes. Nôtre maison était plus grande, et désormais il y avait d’autres habitations à côtés pour les employés de mon père. J’étais si heureuse de revenir chez moi.

La vie repris son court normal. Je repris mon travail au champ avec ma mère. Ma sœur était repartie à l’école. Bientôt je rejoignis mon père à la chasse. C’était ce que je préférais. Mais il restait toujours très près de moi, il ne voulait surtout pas que je me fasse mal et que je ne puisse le prévenir. Un jour alors que je chassais prêt de la rivière, j’attrapai un oiseau qui volait suffisamment bas entre mes crocs et je le déposai rapidement par terre. Je m’apprêtais à l’achever lorsqu’une petite voix s’échappa de lui me suppliant de l’épargner. C’était un phénix. Je le relâchai immédiatement, reculant lentement, incapable de m’excuser. Je n’en revenais pas, j’avais failli tuer quelqu’un. A force de reculer je trébuchai et tombai dans l’eau. Mon père m’entendit, et accouru pour me rattraper. Heureusement j’avais patte. Je ne savais pas nager non plus. Je me débrouillai pour revenir jusqu’à la berge. Mon père me rejoignit rapidement, avec l’oiseau. Je l’avais blessé à l’aile, rien de bien méchant mais elle ne pouvait plus voler. Nous allions l’accueillir avec nous quelques temps. Pour la soigner et la remettre d’aplomb avant de la laisser repartir. On retourna à la maison tous ensemble, et à peine arrivée je filai dans ma chambre prendre un crayon et une feuille de papier. J’écrivis pleins de mots d’excuses en essayant de lui faire comprendre que je n’avais pas fait exprès. J’ignorais qu’elle était une phénix. Je le lui apportai ensuite en baissant la tête. Elle la lut rapidement. Elle semblait vraiment choquée. Elle me demanda alors pourquoi je ne parlais pas. Mon père lui dit que j’étais muette et lui expliqua rapidement mon accident. Elle comprit vite ma situation, et elle me pardonna. Après le repas, Elena insista pour rester avec moi un moment. Elle voulait ‘‘discuter’’. Je pris donc quelques feuilles et un peu d’encre, et nous commençâmes. Elle semblait intriguée par mon histoire. Mon nom n’était pas inconnu dans cette partie des Mondes Oubliés. J’essayai de tout lui réexpliquer avec mes mots, cherchant à lui faire un résumé le plus complet possible. Je ne tenais pas à lui cacher quoi que ce soit. Et puis je n’avais pas honte de ce que j’avais fait. Grace à ça, mes parents vivaient bien mieux. Et puis maintenant j’étais libre. Je n’avais plus à me cacher. Et puis, je lui devais bien, j’avais failli la tuer. Elle aimait mon histoire, et elle me raconta alors la sienne. Elle était plus banale. Je n’ai pas retenu grand-chose à part qu’elle avait rejoint l’armé du Domaine en tant que mercenaire et espionne pour suivre les pas de ses parents. Nous continuâmes de discuter ainsi. Nous étions devenues amies. J’étais heureux d’être avec elle. Et j’aimais beaucoup lui parler. Rapidement, Elena me connut presque mieux que mes parents à qui je cachais encore une partie de moi-même. Juste en me regardant, elle comprenait ce que je voulais dire. Mes réactions, mes émotions… Elle arrivait à les déceler facilement. Elle me comprenait même parfois mieux que moi. Cependant elle respectait ma vie privée, et ne disait rien qui pourrait me mettre en difficulté et les choses que je ne voulais pas dire. Quand elle fut à nouveau capable de voler, nous la laissâmes s’en aller pour finir son travail. Mais elle revint rapidement pour rester avec moi. Elle s’était beaucoup attachée à nous pendant ses quelques semaines. Ma sœur qui ne la voyait que quand elle revenait des cours l’appréciaient beaucoup elle aussi. Nous étions heureux.

Mais la dure réalité me rattrapa. Le geôlier avait fait tomber ma peine, mais pas la rancœur dans le cœur des marchands. Après ma capture, la nouvelle s’était propagée à une vitesse incroyable et tous réalisèrent que leurs pertes venaient de moi. En prison, ils étaient calmés, bien qu’ils voulaient tous revoir leurs gemmes. Ma libération les avait profondément choqués, et tous s’allièrent dans l’unique but de me faire payer ce que je leur devais. Leurs motivations étaient discutables, mais heureusement ils ne manquaient pas d’éthique. Tous essayaient auprès de la garde de me remettre en prison. Par des manières légales bien sûr, des plaintes que mon ancien geôlier qui était depuis le temps monté en grade refusait à chaque fois. ‘‘Elle est folle. On n’enferme pas les fous. Et puis qui sait ce qu’elle pourrait faire si son cas aggravait. Je préfère qu’on en reste à quelques vols sans que ça ne dégénère en meurtre et en assassina.’’ Mais personne n’avait compris cette phrase, moi non plus d’ailleurs. Un jour arriva où le garde revint nous voir. Il semblait inquiet. Il nous expliqua que certains marchands commençaient à devenir de plus en plus agressifs, et il avait peur que certains deviennent violents. Ils avaient fait le total de ce que j’avais volé en s’appuyant sur ce que j’avais avoué au tribunal. La somme était exorbitante. Il me suggéra de disparaitre, il était persuadé qu’ils ne s’en prendront pas à ma famille mais il en était moins sûr à mon égard. Il repartit rapidement. Le soir nous en parlâmes avec mes parents. De toute évidence, il fallait que je m’en aille pour nôtre sécurité à tous. Elena me recommanda de rejoindre Auroria, là-bas je serais tranquille. Et même si on me retrouvait, la garde saurait me protéger. Je préparai mes affaires le soir, et je m’en allai immédiatement. Elena était restée avec moi, et me guida jusqu’à la capitale. La ville était gigantesque, et magnifique. Nous trouvions une taverne, et nous nous installâmes ici. Avec mes quelques économies, j’avais réussi à prendre une chambre. Je me mis rapidement à travailler dans celle-ci, en tant que serveuse pour me faire quelques gemmes. Je ne gagnais pas beaucoup, mais il m’hébergeait gratuitement. Quand je n’étais pas de service, je me promenais dans la ville. Un jour, je me retrouvai dans une fête. Surement un jour particulier. J’étais resté pour regarder. Il y avait pleins de spectacles. Il y en avait de toutes sortes. De la musique, du cirque, du théâtre… Mais ce qui retenu le plus mon attention, ce fut les danseuses. Elles étaient tellement belles. Avec leurs bijoux qui clinquaient. Leurs mouvements fluides et légers. Jouant avec leurs ailes et leurs queues en des gestes parfaits. Les dragons semblaient aux anges en les voyants. En rentrant, j’étais obsédé par ce que j’avais vu. Moi aussi je voulais danser. Je le faisais le soir, tard dans la salle de bain de ma chambre. Imitant les mouvements que j’avais vus, modifiant ceux qui ne me plaisaient pas, je me créais une danse. Ma danse, mais je n’osais la montrer à personne. J’avais peur des critiques, peur des remarques, peur de me montrer… Elena m’avait surprise une fois. Mais malgré ses compliments je ne me sentais pas plus à l’aise devant tout le monde. Déjà servir, j’avais parfois du mal, alors danser… Impossible. Pourtant, un jour, alors qu’une petite fête était organisée dans la taverne, je me mise à danser devant la foule. Il y avait de la musique, d’autres gens dansaient déjà. Elena m’entraina alors sur la piste et je commençai à bouger. Au début je ne faisais que me tortiller, puis au fur et à mesure de la musique, je commençai à m’y mettre sérieusement. Le rythme m’avait envouté. J’improvisais certains de mes mouvements mais je restais globalement fluide. Sans que je ne m’en rende compte, d’autres me rejoignirent, imitant mes mouvements, et tous les regards se posèrent sur nous. La musique terminée, on nous applaudie. J’avais du mal à le croire. Mais c’était bien réel. Je devins écarlate tandis que des compliments fusaient, puis ils m’encouragèrent pour une deuxième. Je continuai ainsi la soirée, jusqu’à ce que je sois épuisée. Le tavernier m’avait laissé m’amuser, mais il me rappela que j’avais aussi du travail à fournir.

La vie continua ainsi. Mon salaire augmentait petit à petit et je pus bientôt envoyer de l’argent à mes parents. Je dansais presque tous les soirs, améliorant la réputation de ce petit bar au fond d’Auroria.  En fin de soirée, j’aidais à nettoyer les tables et à ranger la taverne. Je faisais la vaisselle et tout allait pour le mieux. Cependant je ne travaillais que le soir. Et visiter la ville et dormir dans les jardins commença à m’ennuyer. Je regardais de plus en plus souvent les tableaux des quêtes des mercenaires. Elena s’en rendit compte, et me proposa alors de rejoindre l’armée. ‘‘Au moins là-bas, même si les marchands te retrouvent, tu seras protégée.’’ Mais ses conditions ne me plaisaient pas. Et puis je ne voulais pas tuer, je pouvais peut-être espionner, ou voler, ma spécialité. Quoi qu’il en soit, il me fallait de l’entrainement. Ne sachant pas voler, il fallait que je sois la plus rapide au sol. Et que les collines et les falaises de me fasses pas peur. Je devais être la meilleure à la course et à l’escalade. Elena m’emmena dans les ravins et dans les plaines. J’appris à me servir de mes ailes pour courir encore plus vite, pour sauter plus haut, pour me réorienter en chute. Toujours sans savoir voler. Puis elle m’apprit un sort de magie très simple. Une technique pour me cacher. Un pouvoir de lumière qui sommeillait en moi depuis toujours. J’avais enfin appris à l’utiliser, et désormais, je pouvais me cacher en étant partiellement transparente. Même en me déplaçant, mais c’était bien moins efficace. Elle m’apprit à rester cachée et à espionner sans difficulté. J’étais devenue assez douée. Et bientôt nous commençâmes les missions. On avait commencé par du mercenariat, plus simple, moins risqué, et l’on ne risquait pas de se mettre à dos un clan entier. Des petites missions d’espionnages faciles entre marchand du Domaine. Puis quand nous jugeâmes avec Elena que j'étais suffisamment entrainé. Je me proposai à l’armée. Mais je leur imposais mes conditions. Je voulais agir comme une mercenaire, n’être au courant que de mon contrat. Ne rien savoir des actions de l’armé du Domaine. En échange, je ne leur appartenais pas, j’étais libre d’agir comme je voulais, et surtout je n’étais pas envoyé au combat pour tuer ou dans des grands groupes d’opérations. Je voulais être seule avec Elena, la présence d’autres compagnons me mettaient mal à l’aise, et je n’arrivais pas à faire de mon mieux. Mes conditions leur convinrent. Mais ils me mirent en garde, sous ses conditions, ils nieront que je travaille pour le Domaine, et si je me fais prendre, je ne pourrais compter que sur moi-même. J’acceptai.

Mes premières opérations se passaient très bien, j’étais envoyé pour espionner l'Empire et l’Alliance, et parfois même le Domaine pour assurer ma couverture. Ils m’avaient fourni un masque pour que mon identité reste protégée et que l’on ne me reconnaisse pas sans. Je pus visiter Warfang, Garius et Braserio dans le cadre de mes missions. Je ne me faisais jamais repérer pour entrer dans la ville. En revanche, je ressortais souvent avec les gardes à mes trousses.  Mais aucun d’eux n’arrivaient à me rattraper, j’étais plus rapide au sol qu’eux qui volaient. Mes premières payes furent suffisantes pour que je puisse m’acheter une petite armure avec une cape noire. Je n’avais encore jamais subi de coup, mais je craignais que cela arrive un jour. Je n’avais pas pris une armure lourde pour ne pas me ralentir. Lors de mes fuites, je passe souvent prêt des falaises et des canyons, et je cherche à semer mes poursuivants en passant par ses endroits. Mais percer les rochers avec mes griffes me fait mal… Très souvent, elles saignent. Alors les gants de mon armure les renforcent et les prolongent, ainsi je ne me fais plus mal quand je les plante dans la pierre. Au fur et à mesure des missions, mon corps se muscla naturellement, j’étais devenue très forte pour une dragonne de ma taille, malheureusement j’étais très maigre. Je ne m’alimentais pas correctement pendant mes missions. Elena n’arrêtait pas de me le reprocher. Je m’en moquais, je n’avais pas faim. Et je me trouvais belle. C’est le principal non ? Je m’étais aussi acheté une collection de masque pour changer de temps en temps. Ma vie continua ainsi. J’envoyais régulièrement des gemmes à ma famille. Je partais en mission quelques jours, puis à mon retour, je revenais danser dans la taverne. Quelques mois se passèrent ainsi, tranquillement. Jusqu’à ce que je tombe sur une certaine Discord. J’ai toujours ignoré son vrai nom, mais elle semblait me connaitre davantage que je ne voulais le croire. Cette dragonne aux écailles argentés avait kidnappé Elena durant l’une de mes missions et m’avait donné un lieu de rendez-vous où je pourrais la retrouver. Malgré nos accords avec Elena qui stipulaient que l’on s’abandonnerait s’il venait à arriver quelque chose à l’une ou à l’autre, je partis à ce fameux point de rendez-vous sachant pertinemment ce qu’il nous attendait là-bas. Du chantage… Mes pseudos talents de voleuse et d’espionne étaient recherché. En effet je possédais un nom dans les Terres Oubliés, mais la réputation que je possédais dans le Royaume de Spyro était bien différente à priori. Je fus donc accueillie à la montagne de Malefor par la dragonne d’argent après plusieurs jours de voyages à pattes. Et celle-ci après une entré fracassante me cloua au sol et me proposa un échange. Une vie de crime aux cotés d’elle et de sa famille, en échange de mon amie qui m’hurlait de refuser. J’acceptais. Rapidement je fus emmenée dans l’un de leur repère. Une auberge du nom du dragon de la nuit. Et là, ma nouvelle vie commença. Discord me fit m’entrainer dur et m’emmena dans toutes sortes de missions sans jamais savoir sur quoi je travaillais. J’étais tenu au secret, n’ayant pas reçu la confiance de sa famille. Je fis alors la connaissance d’un autre phénix. Un certain Lavy Cheshire qui me tiendra informer des messages de la famille à mon égard. Mais déjà à cette période, je sentais quelque chose de mauvais chez cet oiseau. Et Elena aussi qui fut elle aussi intégrer au sein du groupe, pour servir de messager.

Ma vie se poursuivie ainsi en jouant double jeu pour le Domaine et pour la famille de Discord. Tout se passait à peu prêt bien et je fis la connaissance d’un jeune dragon blanc du nom de Tida. Je l’avais rencontré à la taverne où je travaillais. Elena ne l’appréciait pas beaucoup, mais ce dragon blanc était gentil et agréable. Nous n’avons pas passé beaucoup de temps ensemble, et la seconde fois que je l’ai rencontré, il a fallu que je le cambriole. Tout ça pour une histoire de dague cérémonial. Mais je me suis fait prendre, et il a découvert mon jeu de voleuse. La petite Shadow de la taverne était en réalité Ece Icarius. Mais il ne l’a pas mal pris, bien au contraire, il m’a semblé ravis. Il m’a alors laissé dormir chez lui, et le lendemain je suis repartie avec l’arme qu’il m’avait laissée. De retour chez Discord, les chamans du clan qui avait bien observé mon incapacité à voler, m’entrainèrent avec eux pour réparer mes ailes. Malgré l’aspect lugubre de ses atlawas, je me rendis compte trop tard que je venais de signer un pacte avec le diable. Après m’avoir profondément endormi à l’aide de puissants somnifères. Les bougres se mirent au travail. Plusieurs fois je me suis réveiller pendant l’opération qui dura des jours d’après Elena. Ils m’avaient complètement ouvert les ailes et retiré les os briser de ma chute. Et après de longues incantations et enchantements, mes os réduis en poussière et les cristaux de magie fusionnèrent avec l’aide d’autres produit dont je préfère ignorer l’existence.  Donnant deux nouveaux os plus solides encore que les naturels, mais d’un poids excédant celui de deux espadons. Ils les remirent en place, et à l’aide de sorts de soins resoudèrent les tendons et les muscles. Ils s’aidèrent de soi d’araignée géante, aussi solide que possible pour tout maintenir en place le temps de la guérison. Puis des bandages, énormes vinrent entourer tout ça, et me plaquer les ailes contre le dos pour qu’elles ne puissent pas bouger. Et selon eux, j’étais guérie, et je pourrais à nouveau voler. Je repris les missions quelques jours plus tard. Incapable même de planer, privée de mes ailes. Je fis plusieurs opérations pour me maintenir en forme. Et beaucoup d’entrainement sans beaucoup forcer afin de ne pas risquer de les abimer. Mais même après plusieurs semaines, j’étais toujours incapable de voler. Mes bras étaient beaucoup trop lourds pour me permettre de battre des ailes. Cependant, je parvins à planer, ce qui était déjà un bon début. Mais rapidement, ces entrainements m’ennuyèrent et j’abandonnais. Pouvoir voler resterait un rêve… Peu de temps après, le Domaine se rendit compte de ma pseudo trahison. Comment ? Sûrement parce que j’étais de moins en moins disponible et que je n’étais pas à la taverne pendant ce temps. Ils m’assignèrent alors sur une première mission suicide. Au sommet d’une montagne de l’Alliance. Impossible de m’en sortir vivante si je n’avais pas reçu l’aide de Discord. Une tanière de vampires. Une grande tanière même. Je fus capturée et allais servir de réserve sanguine pour leur petite communauté. Mais Elena qui était avec moi était parvenue à s’enfuir et à aller chercher Discord qui revint en force et détruisit le sommet de la coupole qui les protégeais de la lumière du jour. C’est ainsi que la plupart de ses pauvres créatures finirent brûlées gravement. Et leur chef ne se laissa pas faire. Comme punition, il me transmit son vampirisme en me mordant au cou. Puis ils s’enfuirent dans les ténèbres. Ne laissant que Discord, Elena et moi qui m’évanouie.

Je me suis réveillée quelques jours plus tard. Avec un corps qui n’était plus le même, j’avais mal partout, terriblement mal. Il n’y a pas beaucoup d’experts en vampirisme, et c’est bien regrettable. Personne n’était capable de m’expliquer ce qu’il m’arrivait. Mais mon corps se transformait. Devenant plus fort, plus résistant, mais aussi plus froid, et plus vulnérable à la lumière. Plongée dans une pièce noire, je discernais les formes, les contours, ma vue évoluait pour me permettre de voir dans l’obscurité. Mon odorat se développait au point de sentir le moindre détail de mon environnement. Tous mes sens se développaient pour faire de moi une créature de la nuit. Mais mon organisme se débattait encore, cherchant à guérir de la mutation, produisant fièvre, nausées, vertiges, malaises, migraines… Et tout pendant plusieurs jours consécutifs, plusieurs fois je crus que je n’allais pas y survivre. Mais finalement, après une semaine clouée au lit. Plus rien, tout avait disparu. Rapidement je me remis sur patte. Et je repartis en mission pour le compte de Discord. Plusieurs fois, je me fis surprendre par la lumière du jour, n’étant plus habituée. Mon corps n’appréciait plus sa chaleur, je m’épuisais vite sous son rayonnement, mourant de chaud. Mes plumes brulaient rapidement sous sa chaleur, m’obligeant à m’enrouler dans des capes pour ne pas fondre. En revanche, les nuits m’étaient tellement plus profitable. La fraicheur de l’ombre était parfaite. Mais pour me nourrir il me fallait du sang, et dans la taverne, je ne pouvais m’en fournir aisément. Je dû mettre au point tout un stratagème pour réussir à me nourrir sans laisser de trace. L’astuce ? Un somnifère dans la boisson de clients à qui j’offrais mon corps le temps de la nuit. Bien sûr je ne me laissais pas trop toucher. Je ne faisais que les amuser et les titiller jusqu’à ce qu’ils s’endorment et ensuite, je les coupais très légèrement, et je venais pomper leur sang. Pas de trop pour ne pas laisser de trace. Mais suffisamment pour me nourrir. Et c’est après avoir de nouveau retrouvé Tida, j’ai découvert à combien un corps chaud était agréable. Oui, nous avons couché ensemble. Et son corps chaud était tellement agréable que j’ai passé la nuit dans ses pattes. Mais le matin, il a dû repartir. Je ne l’ai pas mal pris, certaines auraient pensés qu’il s’en allait après avoir tirer son coup, mais pas moi. Je restais persuadée qu’il y avait quelque chose entre nous. De la complicité, du respect, de la bienfaisance… Appelez ça comme vous voulez, mais ce petit quelque chose fait de nous de bons amis unis dans le crime et le péché.

Il arriva lors d’une paisible soirée que je rencontre une dragonne bien sympathique du nom de Maestria. Mais notre discussions bien tranquille et bien sympathique vira aux cauchemars lorsque deux phénix de terreurs firent leur apparition. Deux créatures sorties tous droits des enfers. Possédant le pouvoir de créer des illusions hallucinantes, se servant dans nos pires frayeurs afin de nous les afficher. Et cela qu’importe le sens utilisé. Que ce soit la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat et même le gout. J’ai été témoins de leurs étranges pouvoirs et je confirme les propos de ses livres. Après nous avoir récité un curieux poème, ils usèrent de leurs pouvoirs magiques. Me faisant voir des araignées géantes, les entendre elle et les cris de détresse de Maestria, sentir la chaleur intenable du soleil sur mes écailles, me faire sentir l’odeur du sang et pareil pour le gout. C’est ainsi que dans mon jeune vampirisme, je suis devenue folle et j’ai tenté d’attaquer ma nouvelle amie. Incapable de me contenir face au gout du sang qui devait être l’image que je m’en faisais. Mais malgré toute ma force, je n’ai jamais pu m’envoler pour la rattraper. Je l’ai poursuivie un bon moment avant de renoncer et de réussir à me calmer. Mais je ne l’ai malheureusement jamais revue. Je pense que ce fut une expérience traumatisante pour elle. Rencontrer une vampire affamée… J’en frisonne rien que d’y penser. J’ai moi-même faillit servir de repas pour ses créatures de la nuit alors je sais ce que c’est. Je fis donc une série d’entrainement avec Elena afin de m’apprendre à me contenir. Et en même temps nous profitions pour développer un peu ma nouvelle musculature. C’est à force d’entrainement que mes bras ont commencé à gonfler étonnamment. Je n’étais toujours pas capable de m’envoler mais c’était impressionnant. Ce n’est qu’en retournant voir les chamans Atlawas de la famille de Discord pour un contrôle qu’ils m’expliquèrent pourquoi cela gonflait autant. La peur altérait l’état des cristaux des os de mes bras. Chargeant ceux-ci de Nether, ils me rendaient plus forte plus rapidement qu’auparavant en régénérant les muscles encore plus vite après chaque effort. Et ce n’est que peu de temps après que commença ma nouvelle vie… Lors d’une mission pour Discord, je devais voler des plans au commandant Brimseï Oranaï, un chef renommé de Braserio. Malheureusement, l’opération ne s’est pas du tout passée comme prévue. Je devais pourtant seulement pénétrer la caserne, prendre le document et partir. Mais alors que je pensais pouvoir lui arracher le morceau de papier et partir pendant qu’il avait le dos tourné. Mes pouvoirs m’ont fait des siennes, et il m’a découvert. Je me suis retrouvée en face de lui. J’ai essayé de l’attaquer mais sans entrainement au combat je l’ai à peine poussé, avant d’essayer de m’enfuir. Cela n’a fait que l’énerver davantage, et il a appelé tous ses hommes pour venir m’attraper. Et j’ai beau être excellente à la course. Contre une armée et un commandant entrainé, je ne pouvais rien faire. Alors que je fuyais sur les toits, ils sont arrivés de tous les côtés et m’ont cerné. Je me suis donc débattue du mieux possible, de toutes mes forces, mais je ne pouvais plus rien faire. Le commandant nous a rejoint et c’est finalement lui qui m’a eue en m’assommant.

Je me suis réveillée dans une cellule, attachée à des poteaux avec de lourdes chaines. Une salle qui nous privait de nos pouvoirs magiques. Sûrement grâce à des cristaux de magie noire. J’étais maintenue debout, chaque patte attachée solidement à un poteau vertical. Le ventre maintenu en place par des poteaux horizontaux. La queue était enroulée autour d’un autre poteau vertical situé derrière moi et immobilisée par des chaines. Mes ailes étaient attachées fermées contre mon corps, et enfin muselée avec des chaines qui me tenait la tête basse. Position inconfortable pour tout vous avouer, et je trouvais qu’ils en faisaient des tonnes pour une simple voleuse. Mais ils savaient qu’ils venaient de capturer Ece Icarius, celle qui possédait des informations sur tous les territoires. Une perle rare pour un commandant de sa trempe. Il me retira la muselière et découvrit rapidement que je ne pouvais parler. Ils me détachèrent alors soigneusement une patte et m’apportèrent feuilles et crayons pour que je puisse écrire tout ce que je savais. Et j’ai tout dit. Tout. Tout ce que je savais. Sans résistance. La peur m’avait fait agir comme la lâche que j’étais. Mais malgré tout cela, ce n’était pas grand-chose. Et surtout, cela n’était pas suffisant aux yeux de Brimseï. J’étais souvent chargée de récupérer et de transporter des messages. Mais rarement de les lire. Je ne le faisais donc pas, après tout, cela ne me concernait pas. Il dû m’en vouloir pour mon manque de curiosité. Et il me le fit rapidement savoir en me griffant la joue. Mais ignorant mon vampirisme, sentir mon propre sang me couler dans la bouche réveilla mes instincts les plus bestiaux. Et il fut contraint de m’assommer à nouveau alors que je tentais de le mordre. Je me réveillai de nouveau, attachée et muselée. Et l’interrogatoire se poursuivit sans que je ne puisse plus rien avouer. Finalement, il me jeta dans une cellule, et disparus quelques temps. J’eu le temps d’entendre toutes sortes de rumeurs sur le sort qui m’était réservé. Mais la plus plausible, d’après eux et d’après moi, restait la peine de mort. Le jour où Brimseï revint, j’étais tellement paniquée à l’idée de mourir que je ne l’écoutais pas, ni lui, ni l’autre prisonnière qu’il avait amenée pour me réconforter. J’hurlais des insultes inaudibles, leurs criant de ne pas m’emmener. Mais rien, ils ne pouvaient m’entendre et je ne pouvais pas écrire ici. Je fus donc trainée de force jusqu’à une autre salle où je fus attachée à un piquet. Ils m’expliquèrent difficilement qu’ils voulaient me tatouer et qu’ils me laissaient choisir le motif. Et en panique comme j’étais, je ne me laissais pas faire. Mais après plusieurs avertissements, une tentative ratée de fuite et m’en être pris pleins la tronche… Oui il m’a frappé… Et pas doucement. J’ai fini par choisir un motif qui me plaisait. Et après une dernière tentative ratée de fuite, il m’a assommée encore une fois. Et m’a fait tatouer de force. Je me réveillais alors dans une nouvelle cellule, plus spacieuse, sans cristaux de magie noire. Avec un lit, un bureau et un miroir. Le commandant revint alors mais avec d’autres personnes cette fois et ils enchantèrent mon nouveau tatouage. Comment ? Pourquoi ? Dans quel but ? Aucune idée encore aujourd’hui. Puis ils me posèrent ce qu’ils appellent les verrous. Ce sont des bracelets magiques qui génèrent des chaines magiques rétractiles lorsque l’on les actives. Magie noire datant de Malefor d’après ce que j’ai compris. Mais ses verrous permettaient d’immobiliser un prisonnier en un claquement de doigts s’il le fallait. Et donc, j’en avais un sur chaque aile, un sur chaque patte, un autour du cou, et deux sur la queue. Bizarrement, ils ne les essayèrent pas. Mais ce que je ne remarquais qu’un peu plus tard, c’est qu’ils avaient repris les bijoux de mes parents pour les faire. J’étais donc toujours la même, mais prisonnière. Ce n’est que peu de temps après que j’appris où j’étais. Ils avaient fait de moi, une prisonnière du camps Céris."
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Ece transporte toujours avec elle son sac, son carquois, son range rouleau. Elle range à l'intérieur une petite trousse de soin avec le minimum nécessaire en cas de problème, sa bourse de gemmes, une gourde, son masque, des plumes pour écrire, de l'encre et des parchemins. Parfois elle transporte aussi quelques aliments et des accessoires divers.

J’ai introduit dans l’histoire une espèce de phénix de terreur, je pense qu’il serait intéressant d’autoriser les races élémentaires de phénix (un de chaque élément), mais le phénix de terreur serait une race encore plus rare de phénix de peur qui ne serait du coup pas jouable en tant que familier. De manière général, il y aurait les phénix élémentaires (feu, glace, eau, vent…) changeant seulement de couleur de plumage, de manière de régénération et de lieu de vie (avec les résistances que cela implique). Et les phénix à cape. Capable de recouvrir leur plumage de leur élément. Plus rare, et moins enclins à coopérer au vu de leur puissance. On peut aussi jouer sur l’âge. Les phénix élémentaires seraient de jeune phénix, et les phénix à cape, des ancêtres très puissants. Bref, dites-moi ce que vous en pensez ?

Je payerais ce que je dois avec l'argent de mon premier compte Adishri Kiel.



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MessageSujet: Re: Ece Icarius   Ece Icarius I_icon_minitimeMer 27 Fév - 18:49

    Bonsoir et re-bienvenue sur le forum avec ce nouveau personnage !
    Très belle fiche et personnage particulièrement bien travaillé, je n'ai rien à redire. Ece est de ce pas validée avec statistiques attribuées.
    Bon jeu !


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MessageSujet: Re: Ece Icarius   Ece Icarius I_icon_minitime

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Ece Icarius

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